Pour beaucoup, visiter les atolls du bout du monde relève du rêve inaccessible. L’île de Maupiti n’échappe pas à la règle. Elle est la dernière des îles Sous-le-Vent, le dernier îlot avant l’infini océan. Son éloignement depuis la Métropole peut faire tourner la tête. D’ailleurs, elle est une destination intime, à l’écart du tourisme de masse. Pourtant, aller à Maupiti reste faisable et accessible. L’île est d’ailleurs bien connectée au reste de la Polynésie française et à sa capitale Papeete sur Tahiti.

Pour se rendre sur l’île, il est nécessaire de bien préparer son séjour en amont. Trouver un vol et choisir un hôtel à Maupiti sont naturellement des priorités. Une bonne organisation permettra de profiter pleinement de son temps sur l’île. Voici les étapes pour aller sur Maupiti et optimiser son séjour.

1e étape : Vol à destination de la Polynésie française

Seul l’aéroport international de Tahiti Faa’a à Papeete accueille les vols long-courriers. En d’autres termes, avant de gagner Maupiti, une escale sur l’île de Tahiti est obligatoire.

Les vols depuis l’Europe

Depuis l’Europe, tous les vols réguliers à destination de la Polynésie française partent de la capitale française. Les départs se font depuis les aéroports de Paris Charles-De-Gaulle et Paris Orly. Plusieurs compagnies proposent leurs services, si bien qu’on compte généralement un vol quotidien. Bien entendu, sur une telle distance, les vols ne sont pas directs. Il faut compter environ 20 heures de vol.

Pour les tarifs aller-retour, les prix varient de 1000 à 2500€. De manière générale, les prix sont plus élevés pendant la haute saison. Les mois estivaux sont naturellement les temps les plus prisés pour les départs depuis la Métropole. Notez que nombre de voyageurs sont des résidents polynésiens de retour de France ou des travailleurs détachés en partance vers leur nouvelle affectation. Par conséquent, le choix de la date du départ est extrêmement importante. Avancer son voyage de deux journées permet parfois d’économiser jusqu’à la moitié du prix du billet d’avion. Il faut savoir se montrer flexible.

Le transit sur le territoire nord-américain

La compagnie Air Tahiti Nui prévoie une escale au Canada, à Toronto ou à Vancouver. En revanche, sa concurrente French Bee transite par San Francisco ou Los Angeles. Pour les vols avec escale technique sur le territoire des États-Unis, il est impératif d’être muni d’une autorisation de voyage électronique (ESTA) sous peine de se voir refuser l’accès à l’avion depuis Paris. Les voyageurs ne seront pas contrôlés par les services d’immigration américains car ils sont en transit vers leur destination finale. D’ailleurs, ils n’auront pas la possibilité de sortir de l’aéroport, voire de descendre de l’avion.

L’ESTA est une simple mesure administrative, obligatoire et payante, nécessaire pour passer sur le territoire américain. Une demande en ligne doit être effectuée au moins une semaine avant le départ. Le coût n’excède pas 15€ et le règlement s’effectue par carte de crédit ou compte PayPal.

2e étape : Passage à Papeete avant d’aller à Maupiti

L’arrivée à l’aéroport international de Tahiti Faa’a sera l’occasion d’une première impression polynésienne. C’est au son du ukulélé que les visiteurs reçoivent leur premier collier de fleurs en signe de bienvenue. Après un si long périple, un tel accueil ne peut mettre que du baume au cœur. Certains voyageurs seront tentés de quitter Tahiti pour aller à Maupiti immédiatement. Il est vrai qu’il ne reste qu’une heure de vol. D’autres plus prudents auront la bonne idée d’effectuer les derniers achats avant de repartir.

Au-delà de la fatigue accumulée lors du voyage, il est bon de profiter de l’escale forcée sur Tahiti pour se relaxer et découvrir la ville de Papeete. Ce sera l’occasion de profiter une dernière fois des avantages (et des inconvénients) de la vie citadine : la foule, les magasins et les restaurants.

Retirer des francs pacifiques à la banque

A Papeete, les voyageurs doivent impérativement s’approvisionner en liquidités suffisantes pour ne pas être pris plus tard au dépourvu. En effet, il n’y a pas de banque ni de distributeur automatique sur Maupiti. D’autre part, les gérants des pensions sur l’île n’acceptent que rarement les cartes de crédit (Visa, MasterCard, etc.). Sachant que le franc pacifique est préféré à l’euro, il convient de prévoir une base large de 90.000 xpf (environ 750€) pour trois jours/nuits à deux personnes sur place.

Effectuer les achats de dernière minute : pharmacie, droguerie et supermarché

Un passage dans les commerces à Papeete ne sera pas une perte de temps. Cela permettra de s’approvisionner en crème solaire et protection anti-moustique. Sur l’île principale de Maupiti, les parasites sont peu nombreux par beau temps. En revanche, en cas d’averses et sur les motus, les moustiques s’enhardissent et deviennent une gêne permanente. Une bonne protection est nécessaire. Autre exemple, on pensera à trouver des sandales aquatiques à sa taille. C’est un achat indispensable pour quiconque désire s’aventurer dans le lagon afin d’éviter de se blesser sur les coraux ou certains poissons.

Les plus gourmands penseront certainement à acheter les extras qu’ils ne pourront pas se procurer ailleurs. En effet, l’épicerie principale sur Maupiti dépend d’un ravitaillement parfois hasardeux. Le moment est donc venu de prévoir les petites douceurs qui vous paraissent indispensables à votre séjour. D’ailleurs, les prix à Papeete seront toujours moins élevés qu’à Maupiti : autant en profiter.

3e étape : Arrivée sur Maupiti

S’il est techniquement possible d’aller à Maupiti par la mer, il n’y a pas de navettes maritimes au départ de Papeete. La voie aérienne semble par conséquent la seule solution pour les voyageurs extérieurs à la Polynésie. Trouver un vol pour Maupiti exige que l’on s’y prenne bien à l’avance. Pour les possesseurs du fameux sésame, le dernier trajet en avion est non seulement court mais aussi très impressionnant. L’appareil à hélice survole les îles Sous-le-Vent, offrant de magnifiques visuels. L’aéroport impressionne également, car les extrémités de la piste d’atterrissage touchent à la fois l’océan et le lagon.

L’aérodrome de Maupiti se situe sur un motu. Une fois leurs bagages récupérés, les voyageurs doivent ainsi prendre une navette maritime pour se rejoindre l’île principale. Il faut compter environ 4€ par personne et le paiement s’effectue à la montée dans le bateau. Après un tel périple depuis la France métropolitaine, il est d’usage que les hôtes viennent chercher en voiture les voyageurs à l’embarcadère. Parfois, un collier ou une couronne de fleurs sera même donné en guise de bienvenue. Notez qu’il n’y a pas de boutique de location de véhicules automobiles sur l’île. Par conséquent, il convient de tenir votre pension de famille informée des heures d’arrivée à l’aérodrome pour que votre hôte puisse s’organiser à son tour et venir vous récupérer. Après presque 25 heures de vol, vous posez enfin vos valises dans votre chambre. Les vacances à Maupiti peuvent maintenant commencer.

Après Maupiti, quelles îles visiter ?

Difficile de trouver plus enchanteur que Maupiti ? C’est à vous de découvrir les activités sur l’île : les plages de sable fin, un tour à vélo le long de la route côtière ou une rencontre avec les raies Mantas. Mais ce n’est pas tout. Il est possible d’intégrer l’île dans le cadre d’un itinéraire multi-destinations en Polynésie française. Envie de poursuivre le voyage ? Que diriez-vous de visiter Taha et ses plantations de vanille ? Ou peut-être préférez-vous faire un détour par Bora Bora et ses paysages de rêve ? N’hésitez pas à nous contacter pour recevoir nos conseils et itinéraires choisis.